Persistances historiques
Malgré le relatif abandon dans lequel le jardin des Fontaines-Dieu a été plongé à la fin du vingtième siècle et au début du vingt et unième, et malgré les légers remaniements qu'il a subis, le jardin présentait de fortes persistantes historiques et, dans ses grandes lignes, la composition paysagère de ses origines. Raison pour laquelle la villa et l'ensemble de son jardin sont inscrits au titre des monuments historiques.
Ces persistances historiques se déclinent en cinq thèmes :
— Le modelé de sol, sculpté selon une série de terrasses ;
— La mise en scène de l'eau des sources et le parcours de l'eau ;
— Le patrimoine construit (puits, serre, murs de soutènement, murs d'enceinte, revêtements de sols) ;
— Le patrimoine arboré ;
— Les vues et les parcours piétons.
Patrimoine et création
Le projet de paysage cherche à renforcer l’esprit originel du jardin, soit un éclectisme qui rassemble des ornements de styles et d’époque variés dont la cohérence repose sur une structure forte et unitaire. Cela suppose :
— D'envisager le jardin comme un patrimoine, donc de valoriser les persistances historiques ; notamment, le principe d’un parcours ponctué de fabriques est amplifié ; la frontalité qu'entretient le jardin avec le paysage de la Seine est conservé.
— D'y développer des créations contemporaines – cuisine d’été, bassin de nage, escaliers – créations qui répondent aux usages d’une maison de villégiature d’aujourd’hui.
Ainsi les éléments d'époque se distinguent-ils clairement des éléments contemporains, tout en participant d'un même paysage.