Persistance de la figure urbaine
Nous avons défendu l’idée selon laquelle le centre ancien de Montreuil-sur-Mer relève d’une structure d’ensemble qui donne « figure » à l’espace urbain et l’organise, encore aujourd’hui, selon une géométrie clairement perceptible. La constance de cette structure articule les formes, les perpétue, guide leur transformation, permet de reformer la ville sur elle-même à travers le temps, et ce malgré les soubresauts de son histoire. Cette permanence est à trouver à la fois dans :
— Le relief en éperon, naturellement défensif, sur lequel s'installe la ville, et reste aujourd'hui un trait marquant du paysage vers le bourg, ou inversement.
— Les systèmes défensifs successivement construits et formant la principalelimite urbaine. Visibles de loin, ils contribuent à l'image de Montreuil-sur-Mer.
— Le réseau viaire : la grande rue, traversant la ville selon une orientation approximativement Nord-Sud, semble persister au fil des âges, tout comme l'emprise de certaines places.
— L’îlot, unité urbaine élémentaire, présente à Montreuil-sur-Mer une très grande pérennité, depuis les origines de la ville jusqu'à aujourd'hui. L'ordre continu est la règle.
Un SPR selon quelle limite ?
Sous réserve de son approbation à venir par le conseil municipal, le SPR rassemblera à la fois :
— Un bâti d'intérêt concentré dans le centre ancien de Montreuil-sur-Mer, constitué de la ville haute et de la ville basse, qui regroupe l’essentiel des enjeux patrimoniaux et opérationnels sur lesquelles la commune souhaite s’engager. Tous les monuments historiques s'y trouvent, qu’ils soient inscrits ou classés.
— Les vestiges archéologiques, notamment les caves.
— Les vestiges de l’enceinte urbaine historique la plus large formant encore aujourd’hui une limite tangible et lisible lorsqu’on arrive à Montreuil-sur-Mer.
— Le patrimoine naturel et le patrimoine paysager engendrés par la promenade des remparts et les glacis, mais aussi par les cours d’eau que sont la Canche et ses affluents, au pied de la ville.