Comment aménager, dans la citadelle, un lieu qui n'aura pas de visée militaire et l'ouvrir à un public civil ? Comment conserver le génie et la force originelle du glacis sculpté par Vauban tout en l’inscrivant dans notre époque ? Tels sont les paradoxes apparents que le projet propose de résoudre.
Mettre en scène le paysage, préserver les persistances historiques
Plus qu'une façon d'organiser rationnellement un programme et des usages dans une emprise, la composition de l'espace se fonde sur deux principes :
— Mettre en scène ce qui fait la force et la poésie des lieux : les édifices militaires, l'ouverture sur le ciel ainsi que les vues frontales et latérales sur l'horizon, la ville et la vallée du Doubs.
— Préserver toutes les persistances historiques, que ce soit la sculpture du sol, les édifices, les maçonneries ou les plantations.
En devenant un parc, le glacis Saint-Étienne constituera l'un des maillons de la ceinture verte qui entoure le centre de Besançon. En surplomb de la ville, comme une invitation à la contemplation, il permettra à chacun de se distancier de sa vie quotidienne tout en (re)découvrant le formidable patrimoine militaire construit par Vauban.