Cette reconnaissance de la valeur universelle du Douaisis, assortie à une mue culturelle profonde amorcée par tout le Bassin minier il y a quelques années, a incité les élus locaux à (re)considérer leurs paysages et à lutter contre de puissants courants de banalisation. D’où la mise en œuvre d’un Plan de paysage.
Un Plan aux finalités plurielles
Le Plan offre, d’abord, l’opportunité de renforcer la conscience paysagère des acteurs locaux et de susciter auprès des habitants une certaine fierté envers leurs lieux de vie quotidienne. Il pointe les paysages à protéger. Enfin, en dégageant des orientations et des actions de projet, il facilite le passage d’un paysage subi vers un paysage collectivement construit.
Par ailleurs, la portée patrimoniale et prospective du Plan de paysage se double d’une portée sociale. Raison pour laquelle les habitants ont été associés à chacune des étapes de l’élaboration du document, que ce soit lors d’ateliers de travail, lors de visites de terrain, mais aussi via un site internet participatif.
Un Plan qui trouve une portée règlementaire
Enfin, son élaboration s’est adossée à la révision du SCoT, qui lui fut concomitante, et dont il a nourri les volets paysage, urbanisme et environnement. Ainsi le Plan de paysage, document non opposable, a-t-il trouvé une traduction réglementaire.
56 communes rassemblant 226 000 habitants sont concernées par le Plan.