Critères
La finalité du schéma est donc de guider l’installation de nouvelles éoliennes sur le territoire du PNR, que ce soit à court ou long terme. Pour cela, deux critères majeurs furent retenus :
— la sensibilité au paysage et au patrimoine telle que, par exemple, le risque de mitage, de trop-plein visuel ou de co-visibilité frontale avec des lieux remarquables.
— la sensibilité écologique, telle que, par exemple, le risque de collision avec l’avifaune, notamment au sein des réservoirs de biodiversité ou le long des corridors et des lisières, mais aussi le risque d’artificialisation des prairies et des boisements.
Convergence des enjeux
Selon cette démarche, la puissance électrique éolienne maximum pouvant être produite dans le PNR est issue de sensibilités territoriales, notamment paysagères, et non un postulat chiffré à atteindre. La hiérarchie habituelle entre paysage et puissance électrique est inversée. Le paysage devient premier. Selon cette logique, ont été déterminées les « zones préférentielles » d’installation d’éoliennes.
Ainsi le schéma éolien fait-il converger les enjeux énergétiques avec les enjeux paysagers, écologiques et patrimoniaux, enjeux auxquels les habitants sont très sensibles. Sans projet de paysage, aucun projet éolien ne peut prétendre à une quelconque acceptabilité sociale.
Cas concrets
Dans chacune des zones préférentielles, le schéma développe des hypothèses d’installation d’éoliennes, toutes basées sur des principes de paysage. Autant d’hypothèses qui guideront les opérateurs éoliens lors de la conception fine de leurs projets.