Le projet prend le parti de faire du haut de rempart un jardin à voir tout en faisant du rempart un belvédère sur la ville. Il s’organise selon deux séquences.
Au centre : un topiaire-œuvre
Dans la partie centrale du rempart, l’esprit qui a présidé à l’aménagement du jardin qui s’y trouvait autrefois est prolongé : une plantation de topiaires et de massifs fleuris dialoguant entre eux, comme cela s’est fait à la fin du XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ siècle, jusque dans les années 1930. Topiaire régulier qui, par contraste, met en valeur le foisonnement de massifs de vivaces, les couleurs vives se détachant du fond sombre formé par le topiaire, et la régularité rythmant l’irrégularité des massifs.
Retrouver un accès au rempart revenant à aménager un écrin prestigieux, nous proposons d’en faire un lieu d’exception à-même d’attirer un public au-delà du département, grâce à ses végétaux. Pour cela, nous insufflons au projet une écriture contemporaine et atypique : un topiaire-œuvre dans l’esprit des karikomi japonais, une forme de topiaire rare en France.
La Promenade du penseur : une succession de chambres végétales
La promenade du penseur est désormais rythmée par une succession de chambres végétales cloisonnées par des topiaires. Des bancs placés dans certaines chambres permettent de profiter de l’intimité momentanément offerte, alors que des œuvres d’art placées dans d’autres chambres donnent un attrait supplémentaire à la promenade.
Variante : un verger linéaire
Cette variante est à la fois un moyen de reconduire le verger qui existait à cet endroit à la fin du XIXᵉ siècle tout en maximisant la diversité de cheminements. Combiner une composition classique et une production fruitière, loin d’être paradoxale, est l’essence-même des potagers historiques, dont l’un des plus beaux exemples reste le potager du Roi, à Versailles.