Finalités
La mission qui nous est confiée s’inscrit dans cette démarche, mais en abordant la transition énergétique sous l’angle du paysage et de l’architecture, et non celui de la performance énergétique ou de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
La finalité devient alors triple :
— Améliorer l’acceptation sociale des nouveaux paysages de l’énergie, que les citoyens envisagent parfois avec crainte, refus ou dépit. Sans cela, aucune politique énergétique d’envergure ne peut voir le jour.
— Aider les acteurs locaux et les habitants à mettre en œuvre la politique énergétique locale en s’adressant, à la fois, aux élus locaux qui s'apprêtent à construire des infrastructures EnR, aux services instructeurs de demandes de PC, de DP et de PA, qui y trouveront le moyen de justifier leur avis ou leurs recommandations, aux opérateurs privés de projets d’EnR, qui verront dans ce document un moyen de concevoir plus efficacement leurs projets et de s’assurer que leurs demandes de permis seront acceptées par la CUA ou l’État, ainsi qu’aux agriculteurs qui voudraient s’engager dans l’agrivoltaïsme et qui y trouveront quelques règles et principes essentiels à intégrer dans leur projet. Enfin, de façon plus indirecte, il se destine aux habitants, agriculteurs et entreprises privées qui voudraient installer dans leur propriété des panneaux solaires ou photovoltaïques, une éolienne domestique ou une pompe à chaleur.
— Nourrir le PADD et les règlements du PLUi de la CUA, dont la révision a suivi notre mission.
Méthode
Dans un souci d’efficacité et de cohérence avec le PCAET, l’insertion des infrastructures et des architectures énergétiques dans le paysage est envisagée selon la filière énergétique à laquelle elles appartiennent — grand éolien et éolien domestique, photovoltaïque au sol, sur toiture et en façade, agrivoltaïsme, méthanisation et chaufferies biomasse, pompes à chaleur, hydroélectricité et récupération de chaleur fatale.
Tout se fonde sur les caractères actuels du paysage arrageois, mais aussi sur les orientations formulées par les élus locaux, réunis à plusieurs reprises, d’abord sur le terrain, dans des lieux stratégiques, puis lors d’ateliers de travail et, enfin, lors de comités de pilotage.
Documents
Concrètement, la mission a consisté à :
— Élaborer un diagnostic des paysages de la CUA. Nous avons montré en quoi ces paysages sont, au-moins depuis le XIXe siècle, des paysages du travail et de la production, qu’elle soit agricole, industrielle ou énergétique. Y insérer des infrastructures d’énergie renouvelable ne serait donc en rien une rupture dans le cours de l'histoire.
— Dégager de grandes orientations de paysage et d’architecture, pour chacune des filières énergétiques.
— Définir, selon de multiples critères, de grandes zones préférentielles dans lesquelles installer des infrastructures énergétiques, ce qui a permis à chacune des communes de la CUA de délimiter ses propres zones d'accélération des énergies renouvelables (ZAEnR).
— Élaborer une OAP « Transition énergétique et paysage », OAP qui s’est ajoutée aux autres OAP thématiques du PLUi.
Ainsi peut-on entrevoir une convergence entre les enjeux de paysage et les enjeux de transition énergétique, deux des enjeux de territoire majeurs de notre époque.